La téléassistance pour les personnes âgées touchées par des troubles de la vue
- 17 juil.
- 8 min de lecture
Parmi les cinq sens utilisés par l’être humain, la vue est sans aucun doute le sens le plus utilisé. En effet, la vision nous permet de distinguer des détails, de voir les couleurs et le relief et de suivre du regard un objet en mouvement.
De tous les sens, c'est d'ailleurs la vue est celui qui nous donne le plus d'informations et influence même parfois la perception de nos autres sens. En effet, plus de 50% des informations reçues par le cerveau sont visuelles.
Avec l'âge, la vue est souvent le premier sens à décliner. En France, selon l'Assurance Maladie, la dégénérescence maculaire liée à l'âge (DMLA) concerne environ 8% de la population, et reste la première cause de malvoyance chez les personnes âgées.
Presbytie, DMLA, glaucome, cataracte : ces troubles sont souvent progressifs et peuvent bouleverser en profondeur le quotidien d'un senior. Son autonomie et sa sécurité au domicile peuvent être les premiers impactés.
Dans cet article, nous faisons le point sur les principales pathologies de la vision liées à l'âge, leurs conséquences au quotidien, et sur la manière dont la téléassistance peut accompagner ces personnes et leurs proches aidants :

Les principales pathologies de la vision liées à l'âge
Avec l’augmentation de l’âge, des troubles de la vision chez les personnes âgées peuvent s’installer. Plusieurs pathologies peuvent entraîner des troubles de vision importants : la presbytie, la cataracte, la DMLA et le glaucome.
Présentant des symptômes différents, il est important de les reconnaître pour assurer un diagnostic précoce afin de freiner, voire d’interrompre la perte visuelle, et donc de préserver l’autonomie du patient âgé.
La presbytie
La presbytie touche 26 millions de personnes en France et se caractérise généralement par un brouillement de la vue, notamment devant des images rapprochées, et est due à une perte de l’élasticité du cristallin.
Si cette maladie s'installe progressivement à partir de l’âge de 45 ans, la presbytie n’est pas tant un problème lié à la vue qu’au vieillissement. En effet, l'œil en lui-même n’est pas en cause, il s’agit surtout d’une perte d'accommodation, c’est-à-dire de la capacité d’ajuster sa vue à différentes distances.
Les symptômes qui en découlent peuvent également être des maux de tête et des douleurs aux yeux, une fatigue visuelle, une difficulté à travailler longtemps de près ou à voir clairement en l’absence de sources lumineuses.
Si ce trouble peut se corriger aisément avec des lunettes, la maladie progresse rapidement jusqu’à l’âge de 65 ans, où elle arrête son évolution.
La DMLA
La DMLA, ou Dégénérescence Maculaire Liée à l’Âge, est la première cause de malvoyance ou de cécité survenant après l’âge de 50 ans. Elle se caractérise par une tâche survenant au centre de la vision principalement mais peut également être reconnue par une baisse de la vue ou de la perception des couleurs. Bien que handicapante, elle ne cause jamais l’aveuglement car les patients atteints de cette maladie conservent leur vision périphérique.
Le glaucome
Touchant 10% de la population après 70 ans (contre moins de 2% des plus de 40 ans), le glaucome détruit progressivement le nerf optique. Selon l'Assurance maladie, environ 800 000 personnes seraient traitées en France, et 500 000 ignoreraient l'avoir !
Évolutive, cette maladie peut entraîner une perte visuelle totale, également appelée cécité.
La détérioration du nerf optique est due à une pression oculaire qui peut se manifester tardivement par une douleur au niveau des yeux. Le symptôme direct de cette maladie est un trouble de la vision périphérique, qui diminue peu à peu.
Bien que principalement due à l’âge, l’hérédité joue un rôle important dans l’apparition de la maladie, à hauteur de 30%. Le glaucome peut également être favorisé par la consommation de certaines substances telles que les corticoïdes ou amphétamines mais aussi par certains facteurs comme la myopie, l’hypertension, le diabète, l’apnée du sommeil, etc.
La cataracte
Une personne sur cinq âgée de 65 ans et plus serait concernée par la cataracte. Causée par une opacification du cristallin, cette maladie provoque généralement une vision floue, une difficulté à voir la nuit, une forte sensibilité à l’éblouissement et une vision des couleurs ternies.
Dans la plupart des cas, une opération chirurgicale permet aux personnes de retrouver une bonne vision.
Bénignes de prime abord, les maladies de la vue peuvent évoluer avec l’âge et devenir un réel handicap pour la personne âgée touchée par la maladie. Certaines de ces maladies peuvent être soignées, ou leurs symptômes diminués. Néanmoins, pour certaines pathologies, leur évolution est inévitable et nécessitent de nombreuses adaptations.
Facteurs de risque et dépistage
Facteurs de risque des pathologies visuelles chez les seniors
Les facteurs provoquant une maladie visuelle chez les personnes âgées peuvent être multiples :
prédispositions génétiques (notamment pour la DMLA et le glaucome, dont le risque est multiplié par 4 en cas d'antécédent familial)
antécédents médicaux (diabète, l’hypertension, l’obésité)
facteurs oculaires internes (pression intraoculaire élevée, cornée mince ou forte myopie)
tabagisme
exposition prolongée au soleil, sans protection
L'âge reste néanmoins le facteur de risque principal.
Dépistage des maladies visuelles
Certaines maladies oculaires peuvent évoluer pendant des années sans aucun symptôme. C'est le cas par exemple du glaucome, qui peut parfois progresser de façon indolore, sans gêne visible au quotidien, jusqu'à l'atteinte du champs visuel de façon irréversible...
Afin de prendre la maladie à temps, et de bénéficier d’un traitement efficace, il est nécessaire de réaliser des dépistages de manière régulière. Selon les autorités de santé, un examen ophtalmologique complet est conseillé au moins une fois par an à partir de 60 ans, et même davantage en cas de facteur de risque.
Cet examen permet de mesurer la stabilité de la vue, d'observer le fond d'œil, et si nécessaire de réaliser des examens complémentaires pour détecter l'apparition des maladies avant même l'apparition des premiers symptômes.
💡 Connaissez-vous le programme ICOPE ?
Le programme ICOPE est un protocole de dépistage gratuit préconisé par l'OMS (Organisation Mondiale de la Santé) pour les seniors de plus de 60 ans. Reposant sur une démarche en 4 étapes, elle permet l'évaluation des 6 fonctions essentielles au maintien de l'autonomie, dont la vision :
Quelles conséquences sur le quotidien et l'autonomie ?
Les conséquences de pathologies visuelles peuvent être multiples. Affectant l’un des cinq sens, elles peuvent impacter très fortement nos habitudes de tous les jours.
Ainsi, ces maladies peuvent se manifester par une difficulté à conduire, une impossibilité de profiter de certaines activités (mots croisés, lecture, couture, etc), une perte de la mobilité,...
Le glaucome, notamment, impacte fortement les déplacements en raison de la difficulté à éviter les obstacles.
Pour une personne âgée, ces maladies peuvent s’avérer lourdes de conséquences sur la qualité de vie et entraîner une perte d’autonomie, ainsi qu’une augmentation du risque de chutes. Psychologiquement, les troubles visuels et leurs conséquences peuvent augmenter la solitude, l’isolement, l’anxiété, ou encore la dépression.
Comment accompagner un proche malvoyant au quotidien ?
Les aidants ont un rôle décisif pour accompagner la personne en difficulté au quotidien. Il est important de ne pas négliger l’aspect psychologique qu’engendre ce genre de trouble, autant chez le proche atteint de la maladie que chez l’aidant.
En effet, ce type de pathologie requiert d’être attentif à tout changement de comportement. Il est en effet possible d’assister à des changements dans les activités quotidiennes. Cela peut se caractériser par un manque d’intérêt soudain pour certaines activités d’ordinaires appréciées comme la cuisine, la lecture ou les promenades. Le proche peut aussi avoir des troubles de l’humeur et se montrer irritable. Il est important de faire attention à tout ce qui concerne la vision : ne plus regarder la télévision, ne plus conduire, perte d’objets ou être tout simplement maladroit

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Aidant familial : rôle, défis du quotidien et accompagnement
Le rôle de la téléassistance face aux troubles de la vue
Au-delà des fonctionnalités de sécurité utiles pour tous les seniors, la téléassistance prend une importance particulière lorsque la vue devient moins fiable.
(Pour le détail des solutions de téléassistance, consultez notre article dédié : La téléalarme pour les personnes âgées : définition et fonctionnement)
Une vigilance accrue face au risque de chutes
L’angoisse la plus fréquente chez les personnes souffrant de troubles de la vision est le risque de chute. En effet, certaines maladies peuvent entraîner des difficultés à s'orienter, à se déplacer, ou même à voir les obstacles. C’est le cas par exemple pour les personnes atteintes de DMLA, qui peuvent avoir une tâche dans leur vision et ne voir que par leur vision périphérique.
Prévenir le risque de chute passe alors par l'aménagement du domicile de la personne, et la mise en place d'aides pour le déplacement si besoin.
Malheureusement, toutes les chutes ne sont pas évitables et la téléassistance peut jouer un rôle fondamental dans ces cas : celui de limiter le temps passé au sol et ses conséquences.
Bouton d'alerte, montre connectée, détecteur de chute : que ce soit pour sécuriser le domicile ou les sorties à l'extérieur, nous proposons de nombreuses solutions adaptées à tous les besoins :
Un matériel adapté à la défaillance visuelle
La plupart des matériels de téléassistance (bouton d'alerte et montre connectée) sont généralement pensés pour être activés très facilement : une forme simple, un bouton grand, saillant et facilement reconnaissable au toucher.
De plus, les entreprises de téléassistance proposant des interfaces digitales, comme des tablettes tactiles, doivent également s'assurer de l'accessibilité de leurs solutions : police d'écriture suffisamment grande, contraste important, facilité d'utilisation...
C'est le cas notamment d'Arkéa Care, qui fait le choix de faire tester régulièrement ses solutions par des panels variés de personnes âgées.
💡 Bon à savoir : lancement d'une alerte par la voix
L'option alerte vocale peut s'avérer particulièrement utile pour les personnes atteintes de défaillance visuelle. Avec ce dispositif, plus besoin de lancer manuellement une alerte : le dispositif intelligent s'en charge lui-même dès qu'il détecte une situation de détesse ou d'urgence :
Lutter contre l'isolement
En plus de l'impact direct sur l'autonomie, les troubles de la vue peuvent être lourds de conséquences sur la personne âgée : diminution des sorties, isolement, perte de moral, risque de dépression,...
Certaines solutions de téléassistance, en plus de sécuriser le bénéficiaire, permettent également de lutter contre l'isolement progressif et souvent délétère. C'est le cas l'offre Premium d'Arkéa Care : grâce à la tablette tactile, la personne âgée peut entrer en contact très facilement avec son entourage via des appels vidéos.
Les troubles de la vue font partie des évolutions les plus fréquentes du vieillissement. Un dépistage régulier permet cependant de détecter les maladies au plus tôt, et de ralentir leur évolution.
Pour les personnes concernées, et ses proches, s'informer sur ces pathologies s'avère important pour adapter le quotidien et s'entourer des bons outils de sécurité pour continuer à vivre chez soi le plus sereinement possible.
FAQ sur les troubles de la vue et la téléassistance
À partir de quel âge faut-il consulter un ophtalmologue régulièrement ?
Un contrôle annuel est conseillé à partir de 60 ans, voire même plus souvent en cas de facteur de risque (diabète, antécédents familiaux, forte myopie).
Comment aider un proche malvoyant à rester autonome à domicile ?
Quelques aménagements simples font une vraie différence : renforcer les contrastes (interrupteurs, marches d'escalier), améliorer l'éclairage, dégager les zones de passage, et éviter de déplacer les objets du quotidien sans prévenir. Un dispositif de téléassistance adapté peut aussi rassurer la personne comme son entourage.
N'hésitez pas à consulter notre article : Aménager le logement d’un senior pour un maintien à domicile en toute sécurité
La téléassistance fonctionne-t-elle avec un simple bouton, sans avoir besoin de bien voir ?
Oui, certaines solutions de téléassistance sont tout à fait utilisables par des personnes avec des troubles de la vision : le bouton d'alerte est conçu : pour être facilement identifié et actionné au toucher.
D'autres options, comme l'alerte vocale ou le détecteur de chute, permettent même de lancer une alerte sans appuyer sur le bouton !
L'installation du matériel est-elle compliquée pour une personne malvoyante ?
Pas du tout, la plupart des prestataires de téléassistance proposent des installations accompagnées.
Arkéa Care propose cette option, ainsi qu'une installation autonome rendue très facile par le fait que le matériel soit préparé en amont et prêt à l'emploi lorsqu'il arrive chez le bénéficiaire : il n'y a plus qu'à le brancher !
📘 Bibliographie
Assurance Maladie (Ameli), Comprendre le glaucome. Consultable sur : https://www.ameli.fr/assure/sante/themes/glaucome/comprendre-glaucome (consulté le 17 juillet 2026)
Assurance Maladie (Ameli), Comprendre la cataracte : définition et causes. Consultable sur : https://www.ameli.fr/assure/sante/themes/cataracte/comprendre-cataracte (consulté le 17 juillet 2026)
Organisation mondiale de la Santé (OMS), Cécité et déficience visuelle. Mis à jour le 10 février 2026. Consultable sur : https://www.who.int/fr/news-room/fact-sheets/detail/blindness-and-visual-impairment (consulté le 17 juillet 2026)







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